Consultation publique sur les moyens pour favoriser l’accroissement des vols directs internationaux, une façon de contribuer à l’essor économique de Montréal – 20 Octobre 2014

MÉMOIRE déposée le 20 octobre 2014

L’aéroport en milieu urbain, à la fois source de richesse et de nuisances, pose

la question complexe et émergente de l’équité territorial.

Nous désirons remercier la Commission sur le développement économique et urbain et

l’habitation de nous donner l’opportunité de nous exprimer sur les moyens pour favoriser

l’accroissement des vols directs internationaux, une façon de contribuer à l’essor

économique de Montréal.

LES POLLUÉS DE MONTRÉAL-TRUDEAU

Le groupe Les Pollués de Montréal-Trudeau est un OBNL constitué en juin 2013 auprès

du registre des entreprises du Québec. En septembre 2013 nous avons contribué à la

consultation publique sur le Projet de plan de développement de Montréal. Le document

s’intitule : Pour une intégration saine et harmonieuse des infrastructures aéroportuaires

à l’agglomération montréalaise.

À la base, nous sommes un groupe de citoyens habitant les arrondissements

montréalais d’Ahuntsic-Cartierville, Saint-Laurent et Villeray, ainsi que la ville de Mont-

Royal. Nous nous réunissons régulièrement depuis le milieu de 2012 pour établir des

interventions visant surtout à sensibiliser les élus de tous les paliers de gouvernements

au bruit incessant et infernal provoqué à toute heure de la journée et de la nuit par les

avions en direction ou en provenance de l’aéroport Montréal-Trudeau. Les Pollués ont

l’appui d’un nombre sans cesse grandissant de citoyennes et de citoyens affectés de

très près par les avions. Nous essayons également, mais jusqu’ici en vain, de rencontrer

les administrateurs d’Aéroport de Montréal (ADM) et d’être représentés au sein du

Comité consultatif sur le climat sonore mis sur pied par ADM.

Nous cherchons à mobiliser sous la dénomination de Les Pollués de Montréal-Trudeau

les citoyens et citoyennes de toute la région de Montréal afin d’accroître la portée de

nos interventions.

Les PMT possèdent l’expérience du passage des vols à basse altitude par-dessus leur

résidence, leurs écoles, leurs parcs de quartier, à toute heure du jour et de la nuit.

Nous espérons comme beaucoup de citoyens sans doute l’amélioration de l’offre

aérienne pour notre ville, qui a accueilli le monde entier à plusieurs reprises.

Cependant comme des milliers de citoyens subissent les effets néfastes pour leur santé

découlant de la pollution atmosphérique et sonore dues au trafic aérien qui circule audessus

des quartiers densément peuplés de Montréal, nous soumettons

respectueusement aux membres de la Commission que les éléments suivants doivent

être traités, avant tout ajout de liaisons nationales, transfrontalières ou internationales à

l’aéroport de Dorval :

1. Implantation d’un couvre feu strict de 23h00 à 7h00.

2. Examen des plans d’atterrissage afin de diminuer la pollution sonore.

3. Confier la gestion du climat sonore et des plaintes à ce sujet à un organisme

indépendant d’ADM et de l’industrie aérienne, transparent et redevable à la

population. Il y a absence d’écoute des citoyens, de consultation. Notre groupe

en est la preuve.

4. Confier à ce nouvel organisme la responsabilité de documenter la pollution

atmosphérique attribuable spécifiquement aux avions circulant dans le ciel de

Montréal.

5. Publier régulièrement les données relatives au climat sonore et à la pollution

atmosphérique générés par les avions.

6. Revoir la gestion des aéroports de Montréal afin de la rendre imputable,

transparente et à l’abri d’intérêts particuliers. Demander que 6 places sur le CA

d’ADM soient réservées aux élus de la communauté métropolitaine de Montréal

dont 4 spécifiquement pour les arrondissements Ahuntsic-Cartierville, Villeray,

Saint-Laurent et Ville Mont-Royal

7. Assurer la présence de deux membres du public au conseil d’administration

d’ADM pour des représentants de groupes de citoyens.

8. Assurer la présence de deux membres du public au sein de l’organisme chargé

de gérer le climat sonore et le suivi de la pollution atmosphérique.

9. Réaliser une étude en forme de bilan sur les impacts sociaux, économiques et

environnementaux découlant de la concentration des vols à l’aéroport de Dorval.

Diffuser au grand public les résultats de cette étude avec la tenue d’audiences

publiques afin d’entendre les parties prenantes (citoyens, organismes sociaux et

économiques, etc.)

Antoine Bécotte, président du groupe Les Pollués de Montréal‐Trudeau

Montréal le 15 octobre 2014

Donner une réponse