Qui sommes-nous?

À la base, nous sommes un groupe de citoyens habitant l’arrondissement montréalais d’Ahuntsic-Cartierville. Nous nous réunissons régulièrement depuis le milieu de 2012 pour établir des interventions visant surtout à sensibiliser les élus de tous les paliers au bruit incessant et infernal provoqué à toute heure de la journée et de la nuit par les avions partant ou arrivant à l’aéroport Montréal-Trudeau et survolant de trop près notre secteur. Nous essayons également, mais jusqu’ici en vain, de rencontrer les administrateurs d’Aéroport de Montréal (ADM) et d’être représentés au sein du Comité consultatif sur le climat sonore mis sur pied par ADM.

À nos débuts, notre comité a été identifié sous le nom Haut les Moteurs, mais au début du mois d’avril 2013, correspondant à une volonté de nous structurer davantage et d’accroître nos actions, nous avons immatriculé notre groupe sous le nom de Les Pollués de Montréal-Trudeau afin de bien illustrer notre situation et d’englober toutes les formes d’effets négatifs que subissent les citoyens touchés par les mouvements d’aéronefs au-dessus de la métropole.

Nous cherchons à mobiliser sous la dénomination de Les Pollués de Montréal-Trudeau les citoyens et citoyennes de toute la région de Montréal afin d’accroître la portée de nos interventions.

Notre plaidoyer

Il y a eu les expropriés de Mirabel, il y a aujourd’hui les Pollués de Montréal-Trudeau, les nouvelles victimes de l’incurie fédérale en matière de transport aérien à Montréal.

La présence d’un aéroport d’envergure en plein cœur de l’île de Montréal, le non-respect du couvre-feu par son gestionnaire, Aéroport de Montréal (ADM), et son laisser-aller quant aux corridors empruntés par les transporteurs accueillis viennent brimer la qualité de vie des citoyens habitant sur le trajet de leurs appareils. Devant une situation qui a dégénéré au cours des dernières années et qui a pris de l’ampleur depuis les derniers mois, un groupe de citoyens a décidé de crier haut et fort : « Wôw les moteurs! Arrêtez de nous polluer, laissez-nous ouvrir nos fenêtres, profiter de nos cours, de nos parcs et – surtout – laissez-nous dormir en paix ».

Les Pollués de Montréal-Trudeau veulent regrouper tous les citoyens qui en ont assez de cette situation. Qui réclament un véritable couvre-feu nocturne et une révision complète des trajets empruntés par les avions atterrissant à/ou décollant de Montréal-Trudeau afin de diminuer considérablement l’impact sonore sur le milieu montréalais ainsi que la pollution atmosphérique engendrée par la présence à basse altitude de ces mastodontes
– il est démontré que les émissions d’oxydes d’azote sont plus nombreuses lors du décollage et de la montée et lorsque les avions volent dans la troposphère et dans la basse stratosphère.

Quand ADM a pris la décision unilatérale de transférer ses vols internationaux réguliers de Mirabel à Dorval en 1997 (les vols nolisés et tout cargo allaient suivre en 2004), ses porte-parole ont assuré les citoyens que le couvre-feu allait s’appliquer ainsi :

  • Pas de décollage entre minuit et 7 h du matin pour les avions les moins bruyants (ceux du chapitre trois dont les Airbus 319 et 320, les Boeing 747,757 et 767).
  • Pas d’atterrissage après 23 h 30.
  • Pas d’atterrissage après 1 h du matin. Seulement des cas d’urgence tels un risque d’écrasement ou un transport d’organes pouvaient expliquer un atterrissage ou un décollage entre 1 h et 7 h du matin, nous assurait-on. Et seulement de petits avions comme des Régional Jet et des Fokker 100 avaient la possibilité de décoller un peu avant 7 h.
On nous laissait également entrevoir qu’en 2010, le bruit généré par les nouveaux aéronefs commerciaux serait plus bas de 66 % par rapport à 1981. On nous a leurrés !

De plus, avec le temps, les dérogations permises par ADM se sont multipliées pour englober des « retards hors du contrôle du transporteur », des conditions météorologiques adverses, des exemptions pour certains vols réguliers permettant de partir entre 6 h et 7 h du matin ou d’atterrir plus tardivement que 1 heure du matin, sans que ne soient précisées les raisons. En fait, il n’y a plus aucune règle qui prévaut.

Qu’a fait pour sa part le comité de gestion du bruit d’ADM pourtant mis sur pied en 1993 ? Pas grand-chose, ont constaté au fil des ans les citoyens de Montréal.

Or, partout à travers le monde, en France notamment, on agit en allongeant les heures du couvre-feu et en relevant le niveau d’altitude des avions en processus d’atterrissage et/ou en modifiant les procédures d’approche en descente. À Montréal même, plusieurs arrondissements réglementent aussi le bruit sur lequel ils ont prise de façon plus serrée, ayant abaissé le niveau de décibels autorisés tant de jour que de nuit.

Mais la Ville de Montréal n’a pas d’autorité sur le bruit émanant des aéronefs. Les citoyens n’ont donc pas le choix que de se prendre eux-mêmes en main. Les Pollués de Montréal-Trudeau entendent agir en mobilisant la population à cette cause bien légitime.

En attendant, nous vous invitons à vous plaindre auprès des autorités aéroportuaires et de vos élus.